En MotoGP, tout peut partir d’une simple allusion lancée à la cantonade sous le sceau de l’humour. C’est dire s’il faut faire attention à ce que l’on dit ! Par exemple, dès l’annonce faite par Jorge Lorenzo au sujet de sa retraite, Valentino Rossi glissait dans un éclat de rire qu’il avait un boulot pour lui avec le poste de pilote d’essai Yamaha. On connaît la suite… Une autre spéculation est partie à peu près de la même manière, faisant état, chez Petronas, en 2021, d’un duo composé de Rossi et de Lorenzo. Et l’idée suit son cours, jusque dans l’organisation du team malaisien !

Dans sept ou huit Grands Prix, on saura si Valentino Rossi poursuit, ou non, sa carrière. Ce qui est certain, c’est que, dans tous les cas, il ne sera pas un pilote du team officiel Yamaha. Mais alors où si l’aventure se poursuit ? Les regards se tournent vers l’équipe satellite Petronas

La structure chère à Razlan Razali n’a pas attendu pour écrire ses lettres de noblesse dans la catégorie majeure des Grands Prix. En une saison, elle a remporté le titre de meilleur team privé, et sa découverte, Fabio Quartararo, a fini meilleur rookie, premier des pilotes satellite et dans le top 5 du championnat. Une démonstration de compétence qui n’a pas échappé à Valentino Rossi qui y voit une alternative solide.

Seulement voilà : Petronas Yamaha a vocation à trouver de jeunes talents. Or, avec un duo composé de Rossi et de Lorenzo, on est loin du compte ! Mais le directeur de l’équipe de Yamaha, Lin Jarvis, n’en a cure. Il reçoit même l’écho de Johan Stigefelt, qui n’est autre que le directeur de l’équipe Petronas…« Wilco Zeelenberg , le team manager, et moi en avons plaisanté l’autre jour », avoue le Suédois au  micro de la Gazzetta dello Sport. « La vérité est que la philosophie de notre équipe est de faire émerger de nouveaux talents de Moto2, un projet que j’aime beaucoup. Mais on parle dans ce cas de deux légendes de la moto. Ce serait quelque chose de génial ».

Même le simple fait de pouvoir aligner Valentino Rossi serait un grand honneur pour son équipe : « c’est une question qui me dépasse : je gère l’équipe, mais ce qui se passe est décidé ailleurs. Nous en parlerons certainement. Pour moi, Valentino est le meilleur de l’histoire. Le plus gros. Et puis il y a un fil caché qui me lie à lui. »

 

Un fil qui remonte à l’ancienne carrière de Stigefelt en tant que pilote dans les classes intermédiaires : « en Championnat d’Europe 1995, j’ai couru contre lui au Mugello. Et j’ai commencé la 250 en même temps que lui. Bien qu’à un niveau légèrement différent… Et alors que je suis ici aujourd’hui, il court toujours. C’est extraordinaire. Déjà début janvier, j’avais lu ses déclarations sur nous dans la Gazzetta, et c’était un privilège. Nous venons de commencer, mais nous avons montré à tout le monde, Vale y compris, ce que nous pouvons faire. Et je ne parle pas seulement des résultats, mais de la façon dont nous avons bâti l’équipe et de notre professionnalisme. Si quelqu’un comme lui l’a remarqué, cela signifie avoir fait du bon travail. »

En 2020, le team Petronas poursuivra avec Fabio Quartararo, équipé d’une Yamaha du dernier cri et Franco Morbidelli. Dans tous les cas de figure, c’est bien ce dernier qui a la pression pour garder son guidon en 2021, année où le Français sera un officiel Yamaha aux côtés de Viñales

 



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