Valentino Rossi quitte Sepang sans la moindre intention de prendre sa retraite. Ces trois jours en Malaisie au guidon de sa Yamaha ont été comme une fontaine de jouvence et il lui tarde de remettre ça au Qatar, dès le 22 février. Cinquième à seulement 0,192 seconde du leader Fabio Quartararo, également sur une M1 version 2020, le Doctor montre qu’il est encore dans le coup. Même s’il ne s’enflamme pas…

« Je me demande calmement si je vais continuer en 2021 » commence Valentino Rossi dans son bilan sur ses tests de Sepang avec la nouvelle Yamaha. « Je suis soulagé. J’aime cette cinquième place, ça a demandé beaucoup d’efforts, c’est sûr. Mais j’étais compétitif ici… » Il poursuit ensuite sa réflexion ainsi : « il semble que j’ai plus de temps maintenant. Je ne suis pas pressé. Je peux penser à tout en paix et prendre une décision sensée. »

Car Vale a les armes pour bien évaluer la situation : « nous sommes satisfaits de ces trois jours de test. Dimanche a été une bonne journée car j’ai réalisé un très bon temps au tour. J’ai piloté ici pour la première fois en 1’58 min. C’est positif car nous sommes cinquième et très proche du sommet. Nous avons beaucoup essayé et nous nous sommes également occupés du rythme de course. Certaines choses sont bonnes, d’autres moins. Nous devons continuer à nous améliorer car tous les adversaires sont très rapides. »

Dimanche, Rossi a également essayé le nouveau dispositif de démarrage « holeshot device » sur sa Yamaha, mais ce système doit encore être développé. « Nous devons encore y travailler avant de pouvoir l’utiliser. »

Mais l’essentiel est là, et Vale ne s’en cache pas : « nous nous sommes nettement améliorés par rapport à 2019. Il est incontestable que tous les adversaires sont forts et ont tous réduit leurs temps précédents. De plus, les chronos sont proches. Les 18 premiers ne sont séparés que de 0,8 seconde. Mais nous avons gagné en adhérence et prolongé la durée de vie du pneu arrière. C’était notre principal problème. Jusqu’à présent, ces résultats ne s’appliquent qu’à Sepang. Nous devons les confirmer à Doha et sur d’autres pistes. »

 

 

 

« La moto est différente et nouvelle, nous n’exploitons donc pas encore pleinement le potentiel. Le frein moteur devient également de plus en plus important en MotoGP. Jusqu’à présent, nous avons eu de légers inconvénients. Mais grâce à nos ingénieurs en électronique, nous avons apporté des améliorations ».

Dithyrambique, le Doctor poursuit ainsi son diagnostic : « nous nous sommes améliorés en vitesse de pointe, mais il y a encore un écart par rapport aux moteurs V4. Nous sommes plus rapides en ligne droite, mais les adversaires ne se sont pas arrêtés. Maintenant, nous devons attendre et voir si nous pouvons au moins suivre leur sillage. Il est très positif que nous ayons beaucoup d’adhérence avec les nouveaux pneus lors de la chasse aux temps. Cela nous aidera à nous qualifier. Mais jusqu’à présent, nous ne savons pas si nous aurons un meilleur rythme sur d’autres pistes à la fin de la distance de course qu’en 2019. »

Il termine sur la collaboration avec le nouveau chef d’équipe David Muñoz. « J’adore travailler avec David. L’ambiance dans le box est excellente. Nos ingénieurs en électronique ont également apporté une aide précieuse. Je suis très content sur ce point. »

 

 

MotoGP, Test Sepang J3 : chronos

Crédit motogp.com

 



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