Les relations entre Johann Zarco et KTM sont compliquées et d’autant plus que rien sur la piste ne vient adoucir les mœurs entre les deux parties. L’incident diplomatique et médiatique de Jerez a laissé des traces tandis que l’adaptation du Français à la machine autrichienne ne semble être qu’une succession de déceptions. Dernier événement en date, celui d’un Grand Prix d’Italie où le double Champion du Monde Moto2 a subi l’humiliation de la dernière place. Du jamais vu dans la carrière du tricolore. Le team manager Mike Leitner en explique en partie les raisons de ce fiasco, et ce n’est pas vraiment rassurant…

Pendant que Pol Espargaró progresse sans cesse, de l’autre côté du box KTM, Johann Zarco s’affaisse. Le Catalan est en pleine osmose avec une RC16 sur laquelle il entame sa troisième saison alors que la machine autrichienne rejette la greffe du Français à son guidon. Le dernier Grand Prix d’Italie au Mugello a été une nouvelle déception, mais aussi une nouvelle incompréhension entre le pilote et son équipe.

Celui qui en a la gestion sur le terrain, Mike Leitner, explique ainsi au sujet de la dernière place de Johann Zarco au terme de la course sur le Mugello : « Zarco a pris un pari sur les pneus lors de la course qui s’est révélé perdant. Toute l’équipe a essayé de le dissuader de prendre ces pneus. Il était le seul pilote à avoir pris un pneu tendre à l’arrière et un pneu dur à l’avant ». Résultat : il a fini 17ème et dernier. Il a perdu environ 25 secondes sur Pol Espargaró.

« Habituellement, l’équipe donne au pilote une information et une recommandation sur le pneu à prendre. Si un pilote, qui doit gérer ces pneus sur la piste, a un souhait différent… C’est ce qui est arrivé à Johann pour la première fois. Mais à l’avenir, nous ne pourrons peut-être plus accepter de telles décisions » prévient Leitner.

Pour la première fois, Zarco avait au Mugello une RC16 équipée des dernières évolutions soit du même niveau que Pol Espargaró. Mais il n’avait pas encore de bras oscillant en carbone… « Nous faisons tout pour équiper Johann de ce bras oscillant pour le Grand Prix de Catalogne. Mais Espargaró n’avait qu’une seule moto au Mans et au Mugello, la seconde n’avait pas eu le bras oscillant en carbone. Il savait que s’il endommageait la moto, il ne l’aurait pas disponible dimanche. Je dois dire qu’il a très bien géré cette situation ».

Il termine sur Speedweek : « le bilan avec Pol est définitivement positif. Nous avons atteint le top dix à quatre reprises en six courses de Grand Prix avec lui, ce qui était vraiment notre objectif cette année ».

 



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