Politiquement, cette situation a été imposée, et d’un point de vue tant sanitaire que médical, elle a évidemment toute sa légitimité. Pendant qu’un coronavirus fait subir au monde entier des restrictions et une discipline au quotidien à chaque habitant, comment pourrait-on faire une exception à des manifestations sportives dont la vocation est de se produire aux quatre coins de la planète ? Cela étant dit, ces annulations et reports ont aussi des conséquences sportives. Certains sont plus désolés que d’autres de devoir attendre le début des hostilités. Marc Márquez et Honda font partie de ceux qui peuvent être soulagés de bénéficier d’un tel sursis dans leur préparation…

Il faut le reconnaître : ce retard à l’allumage de la saison 2020 de MotoGP est une aubaine pour Marc Márquez et pour Honda. Le premier va pouvoir travailler sur son épaule droite au nerf touché et qui le gêne et le fait souffrir. Le voilà avec un sursis d’un mois avant de se lancer dans la mêlée, sans doute avec une moto revue et corrigée.

Car Honda n’est pas moins soulagé de pouvoir refaire la copie d’une RC213V qui a montré être hors sujet durant les tests hivernaux. Mieux, la rentrée est attendue pour Austin, un des tracés préférés de Marc Márquez qui n’a subi qu’une seule défaite depuis que le Grand Prix des Amériques s’y déroule. C’était l’an dernier, après une chute qui a permis à Rins de concrétiser sur sa Suzuki.

« Le GP du Qatar a été annulé pour cause de coronavirus et de restrictions de voyage. Nous devrons attendre pour commencer l’action ! », regrette Marc Marquez sur son réseau social. Son équipier et frère Álex est à l’unisson : « une nouvelle semaine commence, mais sans le GP du Qatar. Je voulais vraiment faire mes débuts en MotoGP, mais nous devons attendre. »

Cal Crutchlow est quant à lui un peu plus prolixe : « c’est une triste situation pour les pilotes, les équipes, les fans et toutes les personnes impliquées », a résumé l’Anglais. « L’organisation Dorna, IRTA et les équipes travaillent pour que nous puissions commencer. Les conséquences pour l’ensemble du paddock est énorme, donc je suis sûr que la décision n’a pas été prise à la légère. Nous devons voir la situation dans son ensemble, il y a plus que simplement faire de la moto le week-end prochain. Espérons que ce sera bientôt possible. J’attends maintenant avec impatience les courses Moto2 et Moto3 comme tout le monde », termine le pilote LCR Honda.

 



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