A l’instar de ses collèges du MotoGP, le pilote Suzuki prend son mal en patience chez lui, en Andorre, en attendant d’avoir l’autorisation de pouvoir ressortir de chez lui et de connaître la date officielle du lancement de la saison. Pour l’heure, il reste donc confiné mais n’en oublie pas pour autant les enjeux de 2020 et ses adversaires, à commencer par son coéquipier.

Voilà bientôt un mois que Joan Mir n’est pas monté sur sa GSX-RR, et comme tous les autres pilotes il commence à trouver le temps long. Entre deux challenges amusants sur les réseaux sociaux il tente de se maintenir en forme et même d’accentuer ses exercices, mais ses journées restent bien moins chargées qu’à son habitude malgré tout.

« Pour être honnête, c’est difficile car j’aime beaucoup m’entraîner à moto et actuellement ce n’est pas possible », a-t-il déclaré auprès de Marca. « J’ai une salle de sport chez moi et je m’y entraîne. J’en profite pour travailler sur ma force avec des entraînements adaptés, de la cardio, et je reste chez moi. Lorsque je ne m’entraîne pas je m’occupe de mon jardin, il y a toujours quelque chose à faire. »

L’Espagnol a bien évidemment le regard tourné vers le début de la saison, qui ne cesse d’être reporté en raison du coronavirus. Si le Grand Prix d’Espagne début mai est toujours officiellement maintenu, il semble de plus en plus probable qu’il soit décalé à son tour, un coup dur pour le team Suzuki qui avait dominé les tests de pré-saison avec Yamaha. Il ne reste donc plus qu’à attendre, et nul doute que la saison 2020 réservera son lot de surprises !

 

 

 

« Nous nous attendons à quelque chose de bien car les tests se sont bien passés », a-t-il poursuivi. « En théorie ils ne veulent pas dire grand-chose [en terme de résultats] mais ils sont importants au vu des très bonnes sensations que j’ai eues. Et puis je vois surtout que Suzuki a beaucoup travaillé cet hiver et ça se voit car la moto fonctionne. Physiquement je me sens aussi bien. Il semble qu’avec Yamaha nous soyons légèrement devant les autres mais il ne faut pas trop s’y fier car nous n’avons roulé que sur deux circuits et il y en a 19 différents au total. Suzuki et Yamaha ont toujours bien fonctionné à Losail et nous avons été rapides mais en réalité nous sommes tous très proches. »

S’il y a deux pilotes qui sont effectivement proches au classement, ce sont bien les coéquipiers Suzuki. Après une année d’apprentissage en catégorie reine et quelques très bons résultats, Mir semble avoir passé un cap lors de la pré-saison et la lutte contre Álex Rins s’annonce donc inévitable : « Nous avons tous les deux fait partie des quatre ou cinq premiers pilotes et c’est parce que nous nous surveillons au classement et dès que l’autre est devant l’autre, nous attaquons. C’est évident qu’il y a de la rivalité, nous sommes en catégorie reine. Il y en a déjà en Championnat d’Espagne, alors imaginez en MotoGP ! »

Toutefois, tous les regards seront principalement tournés vers Marc Márquez et Honda, certes en difficulté cet hiver en raison de la blessure à l’épaule du pilote et des soucis rencontrés par l’équipe, mais Mir ne se fait pas d’illusions sur leur capacité à rebondir : « Bien sûr que Marc reste l’homme à abattre même si cette saison tout semble un peu plus calme ou que les autres ont été un peu plus forts que lui [lors des tests]. Je pense qu’il sera là, à se battre devant, dès la première course. »



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