Fabio Quartararo n’est pas le dernier à regretter la tournure des événements au sujet de l’épidémie du coronavirus. Une contagion à l’échelle de la planète qui fait de l’organisation d’un championnat du monde une victime collatérale de choix. Et c’est justement le cas du MotoGP. En attendant que les choses aillent mieux, il faut ronger son frein avant de se lancer dans une campagne que le Français prend très au sérieux. Et voici pourquoi…

Fabio Quartararo a surpris tout le monde et très agréablement l’an passé en se montrant plus qu’à son avantage lors de sa première saison de MotoGP, au guidon d’une Yamaha alignée par le team Petronas qui faisait aussi ses débuts dans la catégorie. Revendiquant simplement jusque-là une victoire en Moto2 comme plus haut fait d’armes, le tricolore a récolté sept podiums, six pole-positions pour terminer cinquième du championnat au terme de la saison 2019. La cerise sur le gâteau aurait été une victoire, mais Marc Márquez, qui a identifié le danger, veillait au grain…

Il faut donc passer ce cap, et Fabio Quartararo s’est préparé d’une certaine façon pour concrétiser : « ma deuxième saison sera un tremplin. Je veux utiliser toutes mes compétences » annonce le Niçois de 20 ans qui ajoute : « j’ai trouvé la méthode : restez calme. Ce n’est qu’alors que le cerveau peut fonctionner à pleine capacité. Les muscles sont indispensables pour gérer une boule de feu qui pèse plus de deux fois plus que moi, mais la vraie force réside dans l’esprit. »

 

 

Une quête de la zénitude qui rappelle celle de son compatriote Johann Zarco, qui va jusqu’à afficher cette recherche de paix intérieure dans une nouvelle décoration de casque… « Je veux être la meilleure version de moi-même. Sûr que la première victoire, ratée trop souvent d’un rien, accompagnera le prochain dépassement » insiste l’équipier de Franco Morbidelli.

Fabio Quartararo est cependant déjà entré dans l’histoire comme celui qui aura pris la place de Valentino Rossi au sein du team officiel Yamaha. Un fait qui se vérifiera en 2021 : « si je suis ici, c’est aussi parce qu’il m’a submergé et m’a inspiré par sa passion », a- t-il déclaré dans une interview à GQ Italia. « J’ai grandi en le regardant à la télévision et dans les posters dont j’avais complètement recouvert les murs de ma chambre. » Reconnaissant, il termine : « chaque dimanche, je réalise le rêve de ma vie. » Alors vivement le prochain dimanche de course, si le Covid-19 le veut bien…



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